Nouvelle loi controversée sur le mariage des enfants au Bangladesh

Le Bangladesh a abaissé l’âge minimum pour se marier dans les «circonstances spéciales», notamment dans le cas d’adolescentes qui ont été violées ou sont tombées enceintes en dehors des liens du mariage. Une nouvelle loi au Bangladesh qui autorise le mariage d’enfants dans des «circonstances spéciales» suscitait mardi la colère des associations de défense des droits de l’homme. Cette loi, adoptée lundi soir par le Parlement, remplace le texte en vigueur depuis la période coloniale britannique et qui interdisait totalement le mariage des mineurs. Le nouveau texte stipule toujours que l’âge minimum pour se marier est de 21 ans pour les hommes et 18 ans pour les femmes. En revanche, il abaisse le seuil pour des «circonstances spéciales», notamment les adolescentes qui ont été violées, ou sont tombées enceintes en dehors des liens du mariage. «Notre inquiétude majeure est que la loi n’a pas fixé d’âge minimum pour les «circonstances spéciales», ce qui signifie que les enfants peuvent être mariés à l’âge de 14, 15 ans», dénonce Nur Khan Liton, qui représente la Coalition pour les Droits des Enfants au Bangladesh. Cette coalition, qui réunit des ONG comme Save the Children ou Action Aid, estime que cette loi ouvre la voie à des abus et pose un «risque» pour les enfants. Pour la députée du parti du pouvoir à la tête de la Commission parlementaire en charge de la question des femmes et des enfants, la loi reflète la réalité en vigueur dans les villages, où vit 70% de la population du pays qui s’élève à 160 millions de personnes. «Nous avons pris en compte le point de vue de l’UNICEF et d’autres experts», assure Rebeca Momin, avançant que les «circonstances spéciales» prévues par la loi ont justement pour objectif de protéger les droits des enfants nés en dehors du mariage. Elle précise par ailleurs que la loi prévoit une majoration des pénalités pour toute violation de l’âge minimum du mariage. Au Bangladesh, où des progrès notables ont été accomplis sur de nombreuses questions sociétales, la précédente loi interdisant le mariage des mineurs a été largement ignorée dans les régions les plus pauvres. Ce pays a l’un des plus forts taux de mariage des enfants au monde, et le plus élevé d’Asie, avec 66% de filles mariées avant l’âge de 18 ans, et un tiers avant 15 ans, selon l’UNICEF. «Affaiblir la loi est un retour en arrière pour le combat contre le mariage des enfants, et envoie comme message aux parents (…) que le gouvernement pense qu’il est acceptable dans certaines conditions», avait déclaré Heather Barr de Human Rights Watch après l’adoption de loi par le gouvernement en décembre.

Published in:Uncategorized |on mars 29th, 2017 |Comments Off

Neige à Moscou

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Published in:Uncategorized |on février 28th, 2017 |Comments Off

Le droit à l’euthanasie

Le professeur Louis-André Richard, spécialiste des questions éthiques entourant les soins de fin de vie, revient sur la loi québécoise sur les soins en fin de vie un an après son entrée en vigueur. Cette loi est « bicéphale », souligne-t-il : elle entend promouvoir les soins palliatifs au Québec, tout en ouvrant « la voie à une nouvelle pratique : l’aide médicale à mourir ». Le terme choisi n’est pas anodin, il « fait passer ce nouvel acte pour un soin médical ». Mais « il n’en est rien puisque cet acte ne permet pas d’améliorer la santé d’un patient ». « On parle bien d’euthanasie », puisqu’il s’agit de « permettre à un tiers de poser un acte qui porte atteinte à la vie d’autrui ». En outre, insérer l’« aide médicale à mourir » dans une loi qui vise aussi à améliorer les soins palliatifs, c’est tenter de « faire croire que l’euthanasie est un soin palliatif, ce qui est faux ». Plus profondément, cette loi « brouille l’administration des soins palliatifs ». Faire de l’euthanasie un droit a verrouillé le débat : « un droit s’exige, s’exécute, mais ne se discute pas ». Un nouveau droit, « on cherche naturellement à s’en prévaloir ». Ici, « c’est l’euthanasie qui a été érigée en droit, pas l’accès aux soins palliatifs. C’est donc à l’euthanasie qu’il faudra impérativement garantir l’accès, avec tout ce que cela implique d’attraction et de rétention des ressources financières, humaines et matérielles, au détriment des soins palliatifs ».

Published in:Uncategorized |on février 28th, 2017 |Comments Off

Conduire sur la neige

Le monde dans lequel nous vivons est très déconcertant. La semaine dernière, par exemple, j’ai réalisé un stage de conduite sur glace à l’Alpe d’Huez. Et alors que je déteste prendre la voiture sur les routes verglacées, j’ai pris beaucoup de plaisir à piloter sur la glace comme un pilote de rallye. A bien y réfléchir, l’on tente souvent des activités qui, en dehors d’un cadre précis, nous sont tout à fait détestables. Les manèges violents, par exemple. Ils sont à cet égard très parlants. Aucun individu sensé ne rêve d’être épouvanté et malmené dans la vie réelle. En dépit de cela, l’on paye pour ressentir tout cela durant quelques minutes. L’être humain réalise de fait volontairement des choses qui, si elles n’étaient pas offertes dans un cadre prédeterminé, ne lui convendraient absolument pas ; il veut faire ces choses sciemment, et transforme des contraintes en source de plaisir. Ce renversment des moeurs est assez fantastique, à vrai dire. Il y a là comme une velléité de renouer avec ce frisson que nous éprouvions à chaque instant au tout début de la civilisation : la peur. Et cette tentation est de tous les instants. De quoi sont faits les jeux vidéo, en fait ? De tournois, d’attaques, de dangers en pagaille. On peut vivre dans le virtuel ce qui est aujourd’hui le plus souvent absent de notre champ de vision : le danger. Ce dernier, qui durant des années a défini notre comportement, est désormais devenu une source de jouissance. Cette réflexion peut sembler futile, mais elle remet en perspective certains maux de notre monde actuel. Certains voient en effet dans ces distractions une forme de dénaturation de notre société. Et c’est cette croyance qui encourage ces mêmes gens à approuver Daesh : en vue de proposer un monde faits de valeurs « sérieuses ». Il y aurait donc un profond travail d’instruction à instituer afin de permettre aux gens d’intégrer ce renversement. Un travail d’autant plus fondamental que notre société continuera, a priori, sur cette voie éminemment ludique… Bref, j’ai bien aimé ce stage de conduite sur glace à l’Alpe d’Huez. Si vous aimez conduire, jetez donc un coup d’oeil au site où je l’ai dégoté. ;-)

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Published in:Uncategorized |on janvier 6th, 2017 |Comments Off

Contrôler les sentiments primitifs

La vérité générale découverte par l’étude de l’évolution de la conduite, au-dessous de l’homme et dans l’homme, à savoir que, pour la conservation de la vie, les sentiments primitifs, simples, présentatifs doivent être contrôlés par les sentiments développés les derniers, composés et représentatifs, cette vérité a donc été reconnue par les hommes, dans le cours de la civilisation; mais nécessairement elle l’a été d’abord d’une manière trop confuse. La conception commune, qui se trompe en supposant illimitée l’autorité du sentiment supérieur sur l’inférieur, pèche aussi en admettant que l’on doit résister à la loi de l’inférieur même quand elle n’est pas en opposition avec la loi du supérieur, et elle pèche encore par la supposition qu’un plaisir donnant lieu à une tendance convenable, quand il est éloigné, ne donne pas lieu à une tendance semblable s’il est prochain. Sans le dire explicitement, nous avons ainsi suivi la genèse de la conscience morale. Car le trait incontestablement essentiel de la conscience morale c’est le contrôle de certain sentiment ou de certains sentiments par un autre sentiment ou par plusieurs. Chez les animaux supérieurs, nous pouvons voir assez distinctement le conflit des sentiments et la sujétion des plus simples aux plus composés: ainsi lorsqu’un chien résiste à la tentation de dévorer quelque aliment par la crainte des châtiments qui pourraient suivre s’il cédait à son appétit, ou lorsqu’il ne continue pas à creuser un trou de peur de perdre son maître qui s’éloigne. Ici, cependant, bien qu’il y ait subordination, il n’y a pas subordination consciente; il n’y a pas la réflexion qui révèle qu’un sentiment a cédé à un autre. Il en est ainsi, même chez les hommes dont l’intelligence est peu développée. L’homme pré-social, errant par familles et gouverné par des sensations et des émotions comme celles que causent les circonstances du moment, bien que sujet de temps en temps à des conflits de motifs, rencontre relativement peu de cas où l’avantage de subordonner un plaisir immédiat à un plaisir éloigné s’impose à son attention; il n’a pas non plus l’intelligence requise pour analyser et généraliser ces cas lorsqu’ils se présentent. C’est seulement lorsque l’évolution sociale rend la vie plus complexe, les causes de retenue nombreuses et fortes, les maux d’une conduite spontanée manifestes, et les avantages à retirer de la prévoyance suffisamment certains, qu’il peut y avoir des expériences assez fréquentes pour rendre familiers les bons effets de la subordination des sentiments simples à d’autres plus complexes. C’est aussi seulement alors qu’apparaît une puissance intellectuelle suffisante pour fonder une induction sur ces expériences; ensuite les inductions individuelles sont en assez grand nombre pour former une induction publique et traditionnelle qui s’imprime en chaque génération à mesure qu’elle s’accroît.

Published in:Uncategorized |on novembre 30th, 2016 |Comments Off

Voir Florence

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Published in:Uncategorized |on novembre 30th, 2016 |Comments Off

Bruxelles virtuelle

Le virtuel est sur le point de débarquer dans nos vies, et force est de constater qu’il va changer pas mal de choses dans notre manière de faire et de vivre. Lors d’un séjour incentive à Bruxelles la semaine dernière, j’ai par exemple pu tester un casque de réalité augmentée, et je dois dire que j’ai été franchement sidéré par la démonstration : le cocktail virtuel / réel est franchement formidable et ouvre des tonnes de possibilités. Je croyais plutôt en la réalité virtuelle jusqu’à présent, pensant qu’un casque fermé était plus immersif, mais j’ai changé d’avis : l’intrusion du virtuel directement dans le réel est encore plus impressionnant ; si le fantastique est l’irruption du surnaturel dans le monde réel, alors la réalité augmentée est clairement ce qui se rapproche le plus du fantastique ! Depuis, j’avoue que je rêve beaucoup à ce que donnera cette technologie quand elle surviendra dans nos foyers. Un enfant pourra par exemple construire une ville virtuelle entière au beau milieu du salon sans que cela gêne personne : il n’y aura pas besoin de marcher sur des oeufs pour éviter de détruire le chef-d’oeuvre. Mais ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres. Nous pourrons avoir des écrans démesurés qui pourront nous suivre d’une pièce à l’autre pour regarder nos films, ou traîner sur les réseaux sociaux. Ou encore, jouer à des jeux d’échecs virtuels comme dans Starwars sur le Faucon Millenium !
Plus que ces quelques exemples, ce qui me laisse penser que ces casques vont faire un carton, c’est que les technologies gagnantes ont souvent un effet de synthèse. Par exemple, si le mobile s’est à ce point implanté dans nos vies, c’est parce qu’il concentre en même temps le téléphone, l’ordinateur et la montre. Et les casques de réalité augmentée font la même chose : ils vont eux aussi rassembler pas mal d’objets qui nous entourent et nous permettent de nous libérer de l’espace. Evidemment, nous aurons tous l’air de sortir d’un asile à nous agiter sans jamais savoir ce que fait l’autre derrière ses lunettes. Mais comme nous porterons sans doute tous un casque, il ne restera pas grand-monde pour s’en aviser. Comme disait le Cheshire : « tout le monde est fou, ici ! » Quoi qu’il en soit, j’ai adoré cette expérience. L’idée d’essayer ces casques était une excellente surprise. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous laisse le lien de l’agence de voyage et de conseil qui a organisé ce voyage incentive à Bruxelles65566556.jpg. Cliquez sur le lien pour le détail.

Published in:Uncategorized |on octobre 13th, 2016 |Comments Off

Portique antifraude à la SNCF

A partir de ce lundi, la SNCF va tester, dans les gares Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles, un dispositif similaire à celui installé dans le métro. Une mesure qui vise à réduire la fraude qui lui coûte chaque année 300 millions d’euros. Fini l’accès aux TGV sans contrainte. A partir de ce lundi et ce jusqu’au 31 mars, la SNCF va tester, dans les gares Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles, un dispositif de portiques placés à l’entrée des quais. Son coût? Deux millions d’euros. Il ne s’agit pas des tourniquets bien connus des usagers du métro mais de portes vitrées qui s’ouvrent et se ferment lors de la validation du billet. Mais le principe est similaire: seuls les passagers qui pourront valider leur titre de transport aux portes d’embarquement seront autorisés à monter dans le TGV. Le lecteur sans contact associé aux portiques reconnaîtra aussi bien un billet classique, imprimé sur papier libre ou un titre sur carte ou smartphone. Ces portiques sont donc amenés, si le dispositif est jugé satisfaisant, à remplacer les agents de la SNCF qui effectuent dans certaines gares les contrôles des billets avant la montée dans le TGV. Mais du côté de la SNCF, on assure que «l’emploir sera maintenu» et qu’«il n’est pas question de déshumaniser les TGV». «Ce dispositif humain a fait ses preuves et a permis de réduire en moyenne de 25% la fraude dans les trains au départ des gares chaque jour», explique-t-on à la SNCF. En revanche, ce dispositif n’a rien à voir avec les portiques de sécurité expérimentés pour les trains Thalys. Il n’empêche: la SNCF a prévu «pour augmenter la sécurité un chien renifleur, un garde de sécurité et des personnes qui demanderont si on peut ouvrir ce sac». «Il ne s’agit pas de contrôler si vous transportez des armes mais d’autoriser les seuls passagers munis de billets à monter dans le TGV», prévient Antoine de Rocquigny, directeur des opérations et du service aux clients chez Voyages SNCF, cité par Le Parisien-Aujourd’hui-en-France. Autrement dit: l’objectif est d’à terme de diviser par dix la fraude contre le TGV qui coûte chaque année à la SNCF 300 millions d’euros, dont 200 millions rien que pour le TGV. Tous les jours, les 750 trains à grande vitesse qui parcourent la France, transportent trois à quatre fraudeux en moyenne. Ce dispositif vient s’ajouter à d’autres mesures prises dans ce but, à l’instar de l’augmentation du prix des amendes. «Le dispositif sera jugé satisfaisant s’il n’est pas cause de retard pour les voyageurs en cas de forte affluence» Reste la question du flux de voyageurs. Pour éviter la trop longue attente lors de pics d’affluence, la SNCF a prévu une file pour les clients professionnels, une pour les abonnés, une pour les non-abonnés et une plus élargie pour les personnes handicapées (voir photo ci-dessous). Cinq à sept agents seront mobilisés à côté des portes d’embarquement pour prendre en charge les personnes à mobilité réduite ou les jeunes voyageurs qui voyagent seuls et dont les parents ne pourront pas franchir les portiques. Prototypes de portiques de validation des billets à la gare Montparnasse. Le portique plus élargi est destiné aux personnes en fauteuil roulant. Si le dispositif s’avère satisfaisant, il sera étendu d’ici 2017 dans quinze autres gares: Lyon, Nord et Est à Paris, Part-Dieu et Perrache à Lyon, Aix-TGV, Bordeaux, Le Mans, Montpellier, Nantes, Rennes, Saint-Pierre-des-Corps et Tours. Parmi les quatre industriels - Xerox, Scheidt & Bachmann, Thales et IER -, un seul sera retenu pour équiper les quinze gares. «Au-delà de la fiabilité technique, le dispositif sera jugé satisfaisant s’il ne constitue pas une contrainte pour les voyageurs c’est-à-dire s’il n’est pas cause de retard pour eux, en cas de forte affluence. Nous avons estimé le temps de passage à deux à trois secondes par voyageur», déclare-t-on à la SNCF. Des difficultés rencontrées notamment avec les portiques de sécurité mis en service le 20 décembre dernier à la suite de l’attaque d’un Thalys. «Lorsqu’il y a des trains très très très chargés, avec 600 ou 700 personnes, on a du mal à faire passer toutes les personnes en rang d’oignon», reconnaît le président de la SNCF, Guillaume Pépy.

Published in:Uncategorized |on juillet 27th, 2016 |Comments Off

Légitime défense

Le procès d’un policier, jugé pour avoir tué en 2012 un braqueur en fuite, s’ouvre ce lundi devant les assises de Bobigny en plein débat sur l’opportunité d’assouplir la légitime défense. Le 21 avril 2012, vers 20h30, un appel anonyme apprend à la police la présence à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) d’un individu en fuite. L’homme en question s’appelle Amine Bentounsi, un braqueur en cavale, condamné à 22 ans de réclusion, qui a profité d’une permission de sortie deux ans auparavant pour se faire la belle. Trois policiers se lancent à sa poursuite, à pied. Le quatrième, David Saboundjian, en voiture, tombe nez à nez avec le jeune homme de 29 ans, armé. Le gardien de la paix tire à quatre reprises et touche Amine Bentounsi qui décède quelques heures plus tard à l’hôpital. Près de quatre ans après, le policier doit répondre à partir de ce lundi de “violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner” devant la cour d’assises de Bobigny. Que s’est-il passé dans les quelques secondes qui ont précédé la mort d’Amine Bentounsi? Faisait-il face au policier, pointant une arme sur lui? C’est la version de David Saboundjian qui affirme avoir “senti sa vie menacée”. Mais aucun témoin direct de la scène n’a pu formellement confirmé ses dires. Les magistrats en charge de l’instruction se sont également interrogés sur le fait que le policier, malgré la menace qu’il évoque, soit toujours resté à découvert, ce qui accréditerait la thèse qu’il cherchait à arrêter “coûte que coûte” le fuyard. Toute la question est de savoir s’il était ou non ce soir-là en situation de légitime défense. Car les résultats de l’autopsie sont formels: le braqueur en fuite a été touché dans le dos. “Les déclarations de mon client sont constantes: il affirme avoir vu le visage et l’arme de Bentounsi qui le braquait. Il s’est vu mourir et il a tiré sans viser pour faire cesser le danger”, déroule son avocat, Daniel Merchat, qui connaît bien ses questions, lui qui dans une autre vie a été flic. Les expertises et contre-expertises balistiques n’excluent pas qu’Amine Bentounsi ait pu tourné le dos au moment le policier a fait feu. Il ne lui fallait pour ça qu’une seconde. Une version qui révulse la soeur de la victime, Amal Bentounsi, qui ne croit pas à cette version. “Il y a d’autres moyens pour arrêter des personnes que de leur tirer dessus de manière fatale”, pointe la jeune femme au longs cheveux bruns et au regard déterminé. Elle qui s’est portée partie civile avec sa famille se demande si le policier est un “justiciable comme un autre” ou s’il est “au-dessus des lois”. Amal Bentounsi qui avait avec son petit frère une relation “très fusionnelle” a fait de la lutte contre les violences policières un combat, presqu’un travail à plein temps. Mais elle sait que le contexte post-attentats et le débat sur la présomption de légitime défense ne leur est pas vraiment favorable. “J’ai peur que l’on fasse l’amalgame”, lâche-t-elle. En 2012 déjà, en pleine campagne présidentielle, l’affaire avait été très médiatisée. Les syndicats de policiers, en colère, avaient organisé de nombreuses manifestations. “Ce n’est pas le procès de la police, de Bentounsi, ni de la légitime défense, assure maître Merchat. C’est le procès d’une poignée de secondes pendant lesquelles mon client a vu sa vie en danger.” Et où il a mis fin définitivement à la cavale du jeune Amine Bentounsi.

Published in:Uncategorized |on juillet 27th, 2016 |Comments Off

Même les bonnes choses ont leurs limites

Ceux qui me connaissent le savent : je défends âprement l’idée du libre marché. Je suis le plus souvent contre sa régulation par des politiques qui n’en comprennent pas même le fonctionnement. Cependant, je ne suis pas du genre à le défendre aveuglément. Il y a quelques jours, je suis ainsi allé à Barcelone pour y suivre un congrès. Et une fois n’est pas coutume, lors d’une discussion, j’en suis venu à devoir en expliquer les limites. Car le libre marché dévoile selon moi sa limite dans la question environnementale. Le plus simple, à mon sens, est de prendre ici un exemple. Prenons l’exemple d’un industriel. Quand celui-ci tient ses comptes, il ne prend le plus souvent en compte que ses propres rentrées et coûts. Mais ce faisant, il manque de prendre en considération les coûts que lui-même apporte aux autres industriels, voire à la société toute entière : je parle bien sûr ici du coût de la surexploitation des ressources. Car avec l’industrialisation massive qui caractérise notre époque, le coût concret pour l’ensemble de la communauté est presque toujours plus important que les coûts supportés par chacun. Alors, quand chaque industriel ne considère que sa propre activité, il ignore le coût réel pour la société. De fait, la pollution dépasse le plus souvent le degré socialement acceptable : les fabricants se cantonnent à leurs intérêts propres, quitte à négliger ceux de la société. Pour faire simple, la somme des choix individuels par les producteurs ne conduit plus à un résultat idéal. C’est vraiment là, à mon sens, que le libre marché doit être limité. Car seule une ingérence des autorités est apte à résoudre le problème. Parce que, évidemment, lorsqu’ils sont livrés à eux-mêmes, les producteurs, les acheteurs, et parfois les pays dans leur ensemble, sont uniquement préoccupés de leurs propres intérêts, et ne se préoccupent pas des implications de leurs activités sur le reste du monde. Il est donc nécessaire de faire en sorte que chaque industriel soit vaille que vaille sensibilisé au respect de l’intérêt général, quitte à ce que cette « sensibilisation » passe par la taxation. Pour terminer, je souhaiterais parler de ce congrès que j’ai suivi à Barcelone. Ma boîte est cette fois passée par une agence différente pour organiser celui-ci, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce fut une excellente idée. Voilà le site de l’agence, si vous voulez en savoir plus. Pour en savoir plus, je vous laisse le lien vers l’agence qui a organisé ce séminaire à Barcelone, suivez le lien.

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Published in:Uncategorized |on juin 6th, 2016 |Comments Off


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